
Autour d'un café avec quelques acteurs
du marché de l'impression 3D en Belgique
Début février 2019, Metallerie a organisé, en collaboration avec Flam3D, une table ronde avec des instances indépendantes, quelques valeurs sûres et des start-ups plus petites au sujet des sujets brûlants dans le monde de l’impression 3D sur métal. En effet, il subsiste une grande imprécision quant à la technologie qui offre le plus d’opportunités et l’émergence attendue de la production de masse. Nous soumettons quelque affirmations du groupe.
Qui a participé à la conversation?
- Kris Binon - Flam3D
- Tom Craeghs - Materialise
- Griet Lannoo - CRM Group
- Jonas Galle - Valcun
- Jo de Groote - ZiggZagg
- Nico Velghe - V.A.C. Machines (Trumpf)
- Roald Swerts - Trideus
- Tom Scharlaken - Vives
- Joachim Antonissen - OCAS
- Philippe Reinders Folmer - Renishaw
Les déclarations
Aujourd’hui il vaut mieux sous-traiter le travail d’impression
plutôt qu’investir dans une propre imprimante 3D (métal)
On parle beaucoup des possibilités sans précédent de l'impression 3D sur métal. Mais la construction additive d'objets métalliques n'offre souvent des possibilités intéressantes que lorsque la technologie est également utilisée de la bonne manière. Une application efficace exige beaucoup plus que l'utilisation d'une imprimante.
Des imprimantes 3D moins chères feront une percée décisive
Aujourd’hui, de nombreuses initiatives proposent notamment l’impression par lit de poudre à un prix nettement inférieur, 50.000 à 100.000 euros, alors que de grandes marques maintiennent le prix et jouent sur la qualité et la fonctionnalité. Ces imprimantes meilleur marché font-elles une différence potentielle?
... est la technologie qui se prête le mieux à la production de masse
Supposons que vous achetiez une imprimante 3D. A un moment donné vous pouvez imprimer un élément. La seconde étape consiste à imprimer à nouveau ce produit, avec les mêmes spécifications, mais sous d’autres conditions. Dans une troisième étape, vous imprimez à nouveau l’élément, mais vous en voulez dix au total. Mais au lieu de dix éléments, vous en voulez peut-être mille à un moment donné. En définitive, vous imbriquerez totalement votre local de construction grâce à l’arithmétique ou à un logiciel et il vous faut soudain 200.000 pièces. C’est un grand défi.
Un jour, vous devrez peser le pour et le contre des aspects économiques et écologiques
Un autre élément important qui se manifeste dans la production de masse, c’est la question écologique. Certainement si l’on tient compte de l’affluence massive des jeunes aux manifestations hebdomadaires sur le climat. Si vous devez optimiser les techniques d’impression vers la production de masse, vous devrez à un moment donné évaluer les aspects économique et écologique.
Il existe déjà différentes technologies pour imprimer en 3D,
mais l’avenir semble plus rose pour l’une des nouvelles technologies
La question est effectivement de savoir si nous produirons encore de la même manière dans dix ans. Tout évolue si vite. Il n’y a pas si longtemps encore, je l’estime à deux ou trois ans, chacun débordait d’enthousiasme pour l’impression 3D. Des centaines de personnes voulaient en faire usage. Si vous regardez le marché aujourd’hui, vous pouvez être très content de constater qu’encore un petit pourcentage de ces personnes reste du même avis.
Il n’existe pas encore de réelle solution pour imprimer les grandes pièces
Il existe déjà des techniques pour imprimer de grandes pièces, mais celles-ci doivent encore être optimisées. Chaque technique a ses avantages et désavantages. Pour de grandes pièces, la machine devient nettement plus grande, les structures sont plus robustes, une imprimante utilise plus de matériau, … Sans compter la manipulation tout autour.
Les processus de post-traitement ont fait en sorte que l’impression 3D n’a pas encore connu de percée
Egalement le fait que la technologie réclame encore pas mal de connaissances: réaliser un nouveau produit signifie que vous devez réfléchir à nouveau quant au design, à la stratégie d’impression, ... Le processus est plus complexe que ce que l’on avait imaginé au départ. A un moment donné est né le malentendu qu’un élément pouvait être print & ready.