La chaleur est de plus en plus risquée pour l'économie belge
Allianz Trade met en garde contre les pertes de croissance dues aux vagues de chaleur
Un coût élevé pour l'Europe
L'Europe se dirige vers un avenir chaud et coûteux. Selon l'assureur-crédit Allianz Trade, si les années à venir deviennent aussi chaudes que les plus chaudes depuis 2014, les grandes économies comme la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne pourraient perdre jusqu'à 5 à 7 % de croissance économique entre 2026 et 2030. Le préjudice économique total pourrait atteindre des centaines de milliards.
L'impact belge s'accroît
La Belgique ressent également de plus en plus les effets d'une chaleur prolongée. Les vagues de chaleur réduisent la productivité, augmentent les coûts de climatisation et de soins de santé et accroissent le risque de perturbation de la logistique et de l'infrastructure. Les entreprises sont également confrontées à davantage d'interruptions opérationnelles et à la volatilité de l'offre et de la demande.
Secteurs vulnérables
Les secteurs où l'on travaille à l'extérieur ou qui sont sensibles à la chaleur, comme la construction, la logistique, l'agriculture et l'industrie, font partie des groupes à haut risque. Le commerce de détail et l'hôtellerie sont confrontés à un changement de comportement des consommateurs pendant les pics de chaleur, tandis que le secteur de l'énergie doit faire face à des pics de demande et à des pertes d'efficacité au niveau de la production et des réseaux.
Nécessité de se préparer
Allianz Trade souligne l'importance des opérations résistantes à la chaleur : horaires de travail adaptés, investissements dans l'isolation et le refroidissement, écologisation des zones d'activité, gestion de l'eau, plans de prévention et de continuité, et examen fréquent des risques et de la couverture d'assurance. La surveillance de la productivité et des chaînes d'approvisionnement à l'aide de données permet de faire face aux baisses temporaires de capacité.
Horizon temporel 2026-2030
Étant donné que plusieurs années consécutives pourraient être exceptionnellement chaudes, il est essentiel d'adopter une approche pluriannuelle. Les entreprises belges feraient bien d'intégrer structurellement les risques de chaleur et de sécheresse dans leur stratégie, leur budget et leurs investissements afin de limiter les pertes de croissance futures.