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INNOVATION CONTINUE: LA CLE DU SUCCES CHEZ L&D JET TECHNIEK

Découpes de précision au jet d'eau pour l'aéronautique notamment

Il existe de nombreuses activités dans l'usinage des métaux en Belgique, mais la découpe au jet d'eau est une technologie rare. L&D Jet Techniek de Diest en a fait sa spécialité. L'entreprise limbourgeoise applique une technologie de niche à la production de pièces pour, entre autres, la construction aéronautique. ”Pour ce faire, nous avons dû consentir un investissement de taille, notamment avec l'achat d'une machine hybride et l'expansion de notre entreprise”, explique Inge Lefevre, gérante de L&D Jet Techniek. ”Mais c'est ainsi que nous avons créé du travail pour notre entreprise.”

 

L&D en brefHISTOIRE

L&D Jet Techniek a été fondée en 1994 à Lummen par les parents de Inge Lefevre, Roland Lefevre et Lieve Desmet. D'où le nom de L&D Jet Techniek. Roland Lefevre avait 50 ans, il avait déjà été directeur de production dans de grandes entreprises tout au long de sa carrière. Il rêvait depuis longtemps de sa propre entreprise spécialisée et a décidé de créer une entreprise spécialisée dans la technologie de niche de la découpe au jet d'eau, dans laquelle il avait aussi de l'expérience. Il a commencé avec une seule machine et pas un seul client. Grâce à son savoir-faire, L&D n'a cessé de croître. En 1999, l'entreprise obtenait un certificat ISO qui lui a permis de travailler pour l'industrie aéronautique. Rapidement, l'atelier de Lummen s'est avéré trop petit et en 2001, l'entreprise a déménagé à Diest. En 2004, Inge Lefevre et son mari Gert Dillen ont succédé à ses parents.

TECHNOLOGIES DE POINTE

L&D est réputée pour être une entreprise qui investit continuellement dans l'innovation. Les preuves en sont nombreuses: dès 2001, elle s'est équipée d'une machine de découpe cinq axes. A cette époque, c'était une grande première au Benelux. Une autre machine spéciale de L&D est une machine de découpe à l'eau 2D à douze têtes. Elle est principalement utilisée pour le travail en série. ”La recherche a montré que notre technologie à jet d'eau est optimale pour l'usinage des matériaux composites”, déclare Inge Lefevre. ”Pour un usinage mécanique, vous ne pouvez pas utiliser n'importe quel type de fraisage. Parfois, une fraise diamant ou quelque chose du genre. Mais les têtes finissent par s'user. Nous avons donc préféré l'eau comme outil, toujours tranchante. C'est inusable comme outil. Nous pouvons découper des kilomètres de matériau composite sans perte de qualité.”

Zaakvoerder Inge Lefevre
La gérante Inge Lefevre est à la tête de L&D Jet Techniek depuis quinze ans déjà

Limites

”La découpe au jet d'eau souffre également de deux limites importantes”, explique Inge Lefevre. ”La première est que l'eau coupe complètement un morceau; elle ne permet pas une découpe à une certaine profondeur. La deuxième, c'est qu'avec les matériaux composites ou stratifiés, nous devons prépercer un trou de départ mécaniquement. Sinon, tant que l'eau ne traverse pas toutes les couches, elle s'infiltre entre les couches.”

Machine hybride à portique haut

Pour éviter ces problèmes, l'entreprise a décidé d'acheter une machine capable de combiner la découpe au jet d'eau cinq axes avec le fraisage et le perçage cinq axes. ”C'était en 2014, lorsque nous avons acheté une machine hybride à portique haut sur mesure”, explique Inge Lefevre. ”Elle permet à L&D Jet Techniek de proposer des produits finis complets en matériaux composites, mais aussi en aluminium et en titane fin. Par le passé, nous devions procéder en deux étapes en deux endroits différents. Maintenant, nous pouvons tout faire au même endroit et avec le même appareil. Nous n'avons donc pas de frais de transport supplémentaires ou de délais supplémentaires. La machine hybride était un investissement majeur, car elle impliquait une extension de notre bâtiment et l'achat d'un logiciel spécial. Au total, ça nous a coûté près d'un million et demi d'euros.”

AERONAUTIQUE

L'investissement s'est avéré être le bon choix pour L&D, car en plus de la machine et de l'extension, l'entreprise a également obtenu un certificat EN-9100 supplémentaire. ”Il s'agit d'un certificat de qualité de base pour l'industrie aéronautique qui nous permet de produire plus de pièces. Grâce à ce certificat, nous pouvons faire plus pour les avionneurs. De cette façon, nous avons créé plus de travail pour nous-mêmes.” La société de Diest est désormais certifiée ISO-9001 et EN-9100, ce qui lui permet de réaliser des projets pour l'industrie aéronautique. Mais que signifient ces certificats?

Inge Lefevre explique: ”Il faut accorder beaucoup d'attention aux différents éléments, tels que la qualité de la coupe, la rugosité de la surface, les dimensions et même la finition. Il faut aussi toujours se demander si la découpe au jet d'eau est autorisée ou si le fraisage ou le perçage est nécessaire. En outre, il y a aussi des contrôles annuels.” La production de pièces pour l'industrie aérospatiale est un pro­cessus à long terme. ”On commence toujours par faire une seule pièce. Nous l'ajustons ensuite en fonction des réactions des entreprises. Quand ils donnent enfin leur accord, nous commençons le travail en série. Cependant, cela peut prendre jusqu'à deux ans pour y arriver.”

5-assige machinePENURIE D'EAU

Depuis l'année dernière, la crainte d'une pénurie d'eau s'est accrue en Belgique en raison de la persistance du temps chaud et des précipitations insuffisantes. Des craintes auxquelles n'échappe pas L&D Jet Techniek. ”L'eau est notre source de revenus”, dit Inge Lefevre. ”Si des limites sont fixées à la consommation d'eau, les employés ici se retrouveront au chômage technique. Nous espérons que cela ne se produira pas. S'il y avait toujours une pénurie, nous espérons que le gouvernement et les experts tiendront compte des entreprises et des employés.” L&D utilise de l'eau provenant de lieux publics qui passe par un certain nombre de stations d'épuration, mais l'entreprise étudie aussi comment faire entrer l'eau de pluie dans le processus de production. ”Nous recueillons déjà l'eau de pluie, mais il est encore difficile de l'utiliser. Elle contient encore trop d'éléments métalliques, qui sont difficiles à éliminer.”

PENURIE DE MAIN-D’ŒUVRE

Les employés de L&D reçoivent régulièrement des formations de mise à jour, y compris par rapport aux logiciels. ”Il est essentiel pour nous que nos employés soient toujours à la pointe de la technologie. Nos activités sont très spécialisées, ce qui signifie que nos employés sont principalement très qualifiés.” C'est l'une des raisons pour lesquelles L&D peine à trouver du nouveau personnel. ”Il y a une pénurie absolue sur le marché du travail. C'est pourquoi nous travaillons également avec le VDAB. Cependant, ça ne suffit pas et nous devons souvent employer des étrangers. Là, nous constatons que la philosophie face au travail est différente. Ils réalisent toujours qu'il est important d'avoir une bonne implication et de fournir un travail de qualité pour gravir les échelons dans le monde d'aujourd'hui. En Belgique, les gens passent souvent trop de temps à planifier leur travail en fonction des jours de congé et d'autres activités privées, bien que les congés et autres activités soient encore le résultat du travail. Ils doivent donc être planifiés en fonction du travail. La mentalité du travail doit changer dans ce pays, car une évolution sur le plan social ne sera possible qu'en donnant le meilleur de soi au travail.”

L&D JET-TECHNIEK

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